Beaucoup d'entreprises découvrent au pire moment qu'elles ne possèdent pas leur site. Le prestataire devient injoignable, ou augmente ses tarifs, et il apparaît que le domaine était à son nom. La vérification prend dix minutes.
Les trois choses à posséder
Le nom de domaine. C'est le plus important. Celui qui contrôle le domaine contrôle votre adresse, vos emails professionnels et votre référencement acquis.
Le code du site. S'il vit uniquement sur le compte de votre prestataire, vous ne pouvez pas changer d'interlocuteur sans tout reconstruire.
L'hébergement. Il doit être sur un compte à votre nom, dont vous avez les accès — même si quelqu'un d'autre le gère au quotidien.
Comment vérifier en dix minutes
Pour le domaine, cherchez « whois » suivi de votre nom de domaine. Le registrant affiché devrait être votre entreprise, pas votre agence. Si les informations sont masquées, demandez à votre prestataire une capture du panneau de gestion.
Pour l'hébergement, essayez simplement de vous connecter au compte. Si vous n'avez pas d'identifiants, vous n'avez pas le contrôle.
Pour le code, demandez où il est stocké. Une réponse claire — un dépôt GitHub sur votre compte, par exemple — est bon signe. Une réponse évasive en est un autre.
Ce qu'il faut exiger avant de payer le solde
Le domaine enregistré au nom de votre entreprise, avec vos coordonnées comme contact administratif.
Les accès à l'hébergement et au tableau de bord de déploiement.
Le code source, transmis ou accessible sur un dépôt que vous contrôlez.
Les accès à la Search Console et aux outils d'analyse configurés pour le site.
Ces éléments se demandent avant le paiement final, pas après. Une fois le solde versé, votre levier disparaît.
Le cas particulier des plateformes
Sur Wix, Shopify ou Squarespace, vous n'êtes propriétaire ni du code ni de la plateforme. Vous louez un service, et c'est un choix légitime tant qu'il est conscient.
La conséquence pratique : vous ne pouvez pas emporter le site ailleurs. Si les tarifs augmentent ou si le service ferme, il faut reconstruire.
Le domaine, lui, reste transférable — à condition de l'avoir acheté à votre nom plutôt que via la plateforme.